jeudi 23 mars 2017

sampler 2

Comme pour le premier sampler qui date d'un bon mois déjà (comme le temps passe !), j'ai travaillé sur les mots évidés. Les lettres ont été entourées de multitudes de points de noeud. Avec deux fils de mouliné, c'est pourquoi ça m'a pris des heures, des jours, des semaines... ;o) Trois moulinés multicolores différents : "Paprika pétillant" des fils du jardin, "Zéphir" des fils du Rhin et enfin un violet/pêche de Stef Francis.
 
 
 
Je crois que je vais laisser tomber les mots évidés pour le moment, ça prend un temps fou et j'ai envie de broderies plus rapides ;o)
Encore dans le genre long et fastidieux, mais il faut en passer par là, une petite collection de yoyos de toutes tailles prêts à être boutonnés et montés pendant mon prochain séjour en Touraine dans quelques mois (août ? avant ? l'histoire ne le dit pas encore...).

lundi 20 mars 2017

"Live each season" de Buttermilk Basin - BOM 1

Longuement mûri ;o), le premier bloc de ce BOM de Buttermilk Basin a fini par voir le jour. Je n'arrivais pas à me décider. Et puis Pâques approchant, j'ai fini par me dire que c'était le moment où jamais.
N'est-il pas charmant, ce lapinou tirant une carriole pleine d’œufs... et de carottes (faut bien se nourrir, pas vrai ?) 
Lainages, feutrines de laine et flanelles de coton, appliqués au point de feston. Simple et rapide. 
Un bouton de nacre grise pour l’œil.
Des couleurs tendres pour un premier bloc annonciateur du printemps.
J'ai soigneusement retourné le patron de S. West alors que c'était déjà prévu pour un montage au thermocollant. Tant pis, je vais inverser les blocs. De toutes façons, j'ai l'intention de travailler les panneaux séparément par saison, donc le sens et l'ordre du montage n'ont pas grande importance.
Suite ? Très bientôt, maintenant que je suis lancée. Il faut que je finisse les trois blocs avant Pâques. Quand est-ce ? Je vais vérifier sur un calendrier ;o)

vendredi 17 mars 2017

Comme s'il en pleuvait

C'est encore Noël ? Je me le suis demandé en ouvrant les paquets que j'ai trouvés ou qui sont arrivés pendant que j'étais dans ma maison en Touraine.

Caliméro et Lala m'ont outrageusement gâtée. Merci, merci, merci mille fois les filles pour toutes les belles matières, fils, galons, boutons, tissus qui rencontreront, je l'espère, des ouvrages dignes d'elles. Regardez plutôt.
des galons chinoisants
des fils du Rhin, des fils Stef Francis et Oliver Twist, un ruban frangé,
des boutons fleuris ou à thème noëllesque
un joli tissu "grisaille", à rebroder ? pourquoi pas ?
 Et parce que la carte de Lala de l'année dernière ne m'avait pas trouvée, j'en ai trouvé deux magnifiques cette année.
point compté aux couleurs de bonbons anglais
bonhomme de neige tout en douceur
 Constelacion n'a pas suivi mes consignes, la coquine, et m'a envoyé des cadeaux, elle aussi. Un pochon très très sympa formé de fleurs en mini hexagones de toutes les couleurs. C'est très gai, j'adore.
 
 Un joli galon coloré et un kit de broderie aux rubans. Mille mercis à toi aussi.

Les grands esprits se rencontrent, dit-on, les galons de Viviane, Lala et Caliméro viennent rejoindre ceux dont j'ai fait l'emplette ces jours-ci et ne tarderont pas à servir. J'ai plein d'envies, d'idées pour les utiliser.
Un autre cadeau m'a fait plaisir, celui de la seule amie de ma vraie vie qui bidouille (je veux dire que je la connais en chair et en os depuis des décennies). Une poupée japonaise de papier, anesama ningyo, qu'elle a chargé d'absorber les maladies pour m'en protéger.
 
Merci beaucoup les filles.  Vous êtes toutes adorables et je suis très très touchée de vos attentions. Grâce à vous, j'ai repris le travail hier sans trop de peine.

mercredi 15 mars 2017

Skopje 4

Nous allons terminer cette visite de Skpoje par une promenade dans la partie ethnologique du musée historique. Je vous épargne la partie purement historique qui n'était pas très explicite (je ne comprends malheureusement pas le macédonien, ne déchiffre qu'avec peine l'écriture cyrillique et il y avait très peu de traductions en anglais).
Un joli petit cabinet marqueté d'os et de nacre :
Des tapis
 tissés sur un métier de ce type
En guise de clin d'oeil, une tricoteuse
La partie qui m'intéresse toujours est celle consacrée aux textiles et notamment aux vêtements. J'ai pris peu de photos, les objets étaient à l'abri de vitres (pas toujours propres) et le musée était très mal éclairé (ampoules mortes entre autres ;o) ) Mais si vous avez l'occasion de vous promener dans cette région des Balkans occidentaux, la visite vaut le détour, je vous la recommande. Le musée est très riche en costumes, la collection est vraiment impressionnante.
Un costume masculin macédonien avec la fameuse jupette plissée.
Des costumes féminins. Vous pouvez agrandir les photos et remarquer les énormes boucles de ceinture. 
 
des bordures richement brodées, un gilet de laine
Zoom sur les ceintures et les broderies. Une ceinture perlée sous la ceinture de métal.
remarquez les bordures d'oya sur les manches, on sent l'influence ottomane
 Détail d'une ceinture en perles et boucles de ceintures plus chics en nacre gravée.
Il y avait aussi beaucoup d'exemplaires de chaussettes tricotées et rebrodées, très semblables à celles que j'avais pu admirer en Albanie.

lundi 13 mars 2017

Skopje 3

Skopje renferme quelques caravansérails (An en macédonien, Han en turc, Khan an arabe), endommagés eux-aussi et reconstruits.
Le Souli An, malheureusement fermé à la visite, sur les hauteurs.

en haut, l'intérieur du Souli An, vu à travers un trou dans la porte
en bas, un autre caravansérail dans les petites rues
Il sert actuellement d'Ecole des Beaux Arts, il était fermé aussi
Enfin, un caravansérail dans lequel nous avons pu pénétrer. Et pour cause, il est occupé par divers métiers et par un restaurant.
Nous avons pu voir aussi deux hammams anciens renovés et transformés en galeries d'art moderne.
 Celui-ci est au bord du Vardar, sur la rive sud.
 Celui-là, dans le bazar.
 Remarquez l'appareillage très spécifique des murs, pierres et briques.
Des muqarnas (stalactites) anciens ont été repris dans la reconstruction.
 Les coupoles très spécifiques des hammams où se découpent toujours des étoiles.

vendredi 10 mars 2017

Skopje 2

Avant de rejoindre la partie musulmane de la ville, nous visitons une église orthodoxe, l'église de la nativité de la Vierge, reconstruite dans les années 2000 après avoir été détruite en 1944 par les occupants bulgares.
 
 
Nous traversons le Vardar par le pont de pierre pour rejoindre le grand bazar qui est situé au Nord de Skopje.
 
Ce quartier est constitué de maisons ottomanes qui ont moins souffert du séisme de 1963. Les petites rues sont pleines d'échoppes regroupées thématiquement comme dans tous les bazars (ou souks, bazar étant le terme turc, souk le mot arabe). La rue principale est dédiée aux bijoux et au mariage (ce qui va souvent de pair dans les pays musulmans où les mariées sont couvertes d'or).
Le bazar est dominé par la citadelle (qu'on aperçoit au fond en haut sur la vue d'ensemble de l'église plus haut) et la mosquée Mustafa Pacha, construite au XVè siècle dans le style ottoman.
 
 
La mosquée avait souffert du séisme également, mais elle a été réhabilitée.

mercredi 8 mars 2017

Skopje 1

A la faveur d'un ouiquinde de 3 jours, nous sommes allés nous promener à Skopje, capitale de la Macédoine (ARYM, Ancienne République Yougoslave de Macédoine, pour faire plaisir aux Grecs qui ont aussi leur Macédoine). La ville est à une heure et demi de route de Pristina... quand ce n'est pas un jour férié au Kosovo... et que la moitié des Kosovars ne se précipite en Macédoine et ne fait pas longuement la queue à la frontière.
La ville est très nettement plus grande que Pristina et concentre le tiers (600 000 habitants) de la population macédonienne. Elle a été presque entièrement détruite en 1963 par un séisme d'assez forte magnitude, surtout parce que les normes anti-sismiques n'avaient pas été respectées dans les constructions récentes.
La ville a été reconstruite grâce à l'aide internationale. L'effet actuel est assez étrange. Les bords du fleuve, le Vardar, étaient resté dégagés, mais depuis les années 2000, on y construit à tout va des bâtiments monumentaux dans un style néoclassique
 
et on y érige de non moins monumentales statues et fontaines.
 
Certaines statues ont pris ce style néoclassique, d'autres, datant probablement de l'ancien régime sont à la gloire des mères, des travailleurs,
ou des héros communistes. On reconnaîtra Tito ci-dessous à ses petites lunettes rondes (celui qui porte la main à son calot)
C'est le mélange des genres qui produit cet effet bizarre, l'impression est qu'on a posé les statues sans ordre apparent, juste là où il y avait de la place. Il y en a des dizaines dans la ville moderne à la gloire de tous les personnages célèbres (de toutes époques), mais aussi rendant hommage à des groupes (dans le plus pur style "soviétique").
Nous avons bien évidemment fait un petit tour de marché qui en dit beaucoup sur les habitudes des Macédoniens. Saucisses balkaniques (sans porc, le marché était dans la zone musulmane) et paprika. Les Macédoniens, comme les Kosovars, sont des fanatiques du poivron ;o)
Nous continuerons notre promenade par la rive Nord du Vardar qui est la partie musulmane de la ville habitée principalement par des Albanais et des Turcs (il ne s'agit pas des nationalités, mais des ethnies).